Investissement

ETF et fonds : fonctionnement, frais et risques

Cet article explique comment fonctionnent les ETF et les fonds, et comment comparer leur gestion, leurs frais, leur diversification et leurs risques.

Par Pierre Borolier, Conseiller en gestion de patrimoinePublié le 17 min de lecture
Comparaison du fonctionnement des ETF et des fonds d’investissement.

Comprendre ce que l’on achète réellement

ETF, fonds actions, fonds obligataires, fonds diversifiés, gestion active, gestion passive…

Ces termes désignent des supports qui permettent d’investir collectivement sur les marchés financiers, mais dont le fonctionnement peut être très différent.

Un point doit d’abord être clarifié : un ETF est lui-même un fonds d’investissement.

La différence ne consiste donc pas réellement à choisir entre « un ETF » et un « fonds ».

Il faut plutôt comprendre :

  • dans quels actifs le fonds investit ;
  • quelle stratégie il applique ;
  • s’il cherche à reproduire un indice ou à le dépasser ;
  • comment ses parts sont achetées et revendues ;
  • quels frais sont prélevés ;
  • et quels risques l’investisseur supporte.

Deux fonds investis sur des marchés similaires peuvent ainsi présenter des coûts, une stratégie et des performances très différents.

1. Fonds, ETF et modes de gestion

Le fonds d’investissement

Un fonds permet à plusieurs investisseurs de mettre indirectement leur épargne en commun.

La société de gestion utilise ces capitaux pour constituer un portefeuille pouvant notamment contenir :

  • des actions ;
  • des obligations ;
  • des instruments monétaires ;
  • ou plusieurs catégories d’actifs simultanément.

L’investisseur ne détient donc pas directement chacune des actions ou obligations du portefeuille.

Il détient une part du fonds.

Les FCP et les Sicav constituent notamment des formes courantes d’organismes de placement collectif.

L’AMF rappelle que ces placements permettent d’accéder collectivement à un portefeuille composé par exemple d’actions ou d’obligations.

Exemple simple

Un fonds investit dans 100 entreprises différentes.

Un investisseur achète 10 000 € de parts de ce fonds.

Il n’achète pas directement chacune des 100 actions.

Il détient une fraction du fonds, dont la valeur évoluera notamment en fonction de celle du portefeuille.

Ce mécanisme permet d’accéder à plusieurs investissements en une seule opération.

Mais il ne supprime pas le risque.

Si les actifs détenus par le fonds diminuent de valeur, la valeur de la part peut également diminuer.

La gestion active

Dans un fonds géré activement, une équipe de gestion décide notamment :

  • quels titres acheter ;
  • quels titres vendre ;
  • quelle proportion attribuer à chaque investissement ;
  • quand modifier le portefeuille.

Le gérant peut généralement s’appuyer sur un indice de référence, mais il n’est pas tenu de reproduire exactement sa composition.

Son objectif peut par exemple être de :

  • surperformer cet indice ;
  • limiter certaines fluctuations ;
  • sélectionner certaines entreprises ;
  • privilégier certains secteurs ou certaines caractéristiques financières.

La performance dépend alors à la fois de l’évolution des marchés et des décisions prises par l’équipe de gestion.

La gestion indicielle

Un fonds indiciel poursuit un objectif différent.

Il cherche principalement à reproduire l’évolution d’un indice.

Par exemple :

  • un indice composé de grandes entreprises européennes ;
  • un indice d’actions américaines ;
  • un indice mondial ;
  • un indice obligataire.

Le fonds ne cherche généralement pas à déterminer quelles entreprises vont « battre le marché ».

Il cherche à reproduire aussi fidèlement que possible la performance de l’indice choisi.

L’ETF

ETF signifie Exchange Traded Fund, ou fonds négocié en bourse.

Un ETF est donc un fonds dont les parts sont cotées en bourse et peuvent être achetées ou vendues pendant les heures d’ouverture du marché, comme une action.

La majorité des ETF utilisés par les particuliers sont des fonds indiciels : ils cherchent à suivre un indice de référence.

L’AMF définit ainsi l’ETF comme un fonds cherchant généralement à reproduire l’évolution d’un indice et dont les parts peuvent être négociées en continu en bourse.

Exemple

Un ETF réplique un indice composé de plusieurs centaines d’entreprises internationales.

En achetant une seule part de cet ETF, l’investisseur obtient indirectement une exposition à l’ensemble du portefeuille représenté par l’indice.

Si l’indice progresse de 8 %, l’objectif du fonds est de réaliser une performance aussi proche que possible de cette évolution, après prise en compte notamment des frais et des écarts de réplication.

ETF et fonds traditionnel

L’une des différences les plus visibles concerne la manière dont les parts sont achetées ou vendues.

Un ETF est coté en bourse. Son prix évolue au cours de la séance et un investisseur peut généralement transmettre un ordre d’achat ou de vente pendant les heures de cotation.

Un fonds traditionnel fait généralement l’objet de souscriptions et de rachats à partir de sa valeur liquidative.

La valeur liquidative correspond à la valeur d’une part du fonds calculée selon la périodicité prévue dans sa documentation.

Elle peut être déterminée quotidiennement ou selon une autre fréquence.

Une demande transmise après l’heure limite prévue peut être exécutée sur la valeur liquidative suivante.

CritèreETFFonds traditionnel
NatureFonds d’investissementFonds d’investissement
Achat / venteEn bourse pendant la séanceGénéralement à la valeur liquidative
GestionSouvent indicielle, mais pas toujoursActive ou indicielle
PrixÉvolue pendant la séanceValeur liquidative calculée périodiquement
FraisGénéralement faibles pour les ETF indiciels simplesTrès variables
DiversificationDépend de l’indice ou de la stratégieDépend du portefeuille
Capital garantiNon, sauf mécanisme particulierNon, sauf mécanisme particulier
Niveau de risqueDépend des actifs détenusDépend des actifs détenus

Il ne faut donc pas assimiler automatiquement ETF = gestion passive et fonds traditionnel = gestion active.

Il existe également des fonds indiciels non cotés et, désormais, des ETF gérés activement.

L’AMF souligne explicitement l’existence de ces ETF actifs.

2. Composition, diversification et réplication

La diversification réelle d’un ETF

Un ETF permet souvent de répartir un investissement entre de nombreuses valeurs, mais le nombre de lignes détenues ne suffit pas à déterminer la diversification réelle.

Exemple

Un ETF peut détenir 500 entreprises.

Cela paraît très diversifié.

Mais si une part importante de l’indice est concentrée :

  • sur les États-Unis ;
  • sur les grandes entreprises technologiques ;
  • ou sur quelques sociétés représentant une part importante de l’indice,

le portefeuille peut rester fortement exposé aux mêmes facteurs économiques.

Inversement, un ETF spécialisé peut volontairement investir uniquement :

  • dans un secteur ;
  • dans un pays ;
  • dans des petites capitalisations ;
  • ou dans une thématique particulière.

L’AMF attire notamment l’attention sur le chevauchement possible entre différents indices.

Détenir simultanément plusieurs ETF ne signifie donc pas nécessairement disposer d’un portefeuille réellement plus diversifié.

La question ne doit donc pas être uniquement : « Combien de titres contient cet ETF ? »

Mais également : « Quel poids représentent réellement les principales entreprises, les principaux pays et les principaux secteurs ? »

La réplication physique

Le fonds achète directement tout ou partie des titres composant l’indice.

Par exemple, pour répliquer un indice d’actions, l’ETF peut acheter les actions des entreprises qui le composent.

La réplication peut être :

  • complète ;
  • ou réalisée à partir d’une sélection représentative des titres.

La réplication synthétique

Le fonds ne détient pas nécessairement directement l’ensemble des titres de son indice.

Il utilise notamment un contrat financier, appelé swap, conclu avec une contrepartie afin d’obtenir la performance recherchée.

Cette technique peut notamment permettre de reproduire certains indices difficiles à répliquer directement.

L’AMF distingue ces deux méthodes et précise que les ETF synthétiques utilisent un contrat d’échange de performance avec un établissement financier.

L’importance de la méthode de réplication

Deux ETF suivant le même indice peuvent donc fonctionner différemment.

Il peut être utile de vérifier :

  • la méthode de réplication ;
  • les actifs réellement détenus ;
  • l’existence éventuelle d’un risque de contrepartie ;
  • les mécanismes prévus pour encadrer ce risque.

La réplication synthétique n’implique pas automatiquement qu’un ETF soit inadapté ou excessivement risqué.

Elle correspond simplement à un fonctionnement différent qui doit être compris.

L’erreur de suivi

Un ETF indiciel cherche à reproduire un indice.

Il ne reproduit cependant pas nécessairement sa performance à l’euro près.

L’écart entre l’évolution du fonds et celle de son indice peut notamment provenir :

  • des frais ;
  • des coûts de transaction ;
  • de la fiscalité supportée par le fonds ;
  • des techniques de réplication ;
  • de difficultés à acheter certains actifs ;
  • du traitement des dividendes.

On parle notamment de tracking error, ou erreur de suivi, pour mesurer la différence de comportement entre le fonds et son indice de référence.

L’AMF identifie cet écart de réplication parmi les risques à examiner avant d’investir dans un ETF.

Exemple simplifié

Un indice réalise +10 %.

Un ETF destiné à le suivre réalise +9,6 %.

La différence ne signifie pas nécessairement que le fonds fonctionne mal.

Il faut examiner notamment :

  • ses frais ;
  • sa méthode de réplication ;
  • la manière dont les dividendes sont traités ;
  • la régularité de cet écart dans le temps.

Comparer deux ETF suivant le même indice uniquement à partir de leur performance sur quelques mois serait donc incomplet.

3. Frais et comparaison des modes de gestion

Les différentes couches de frais

Les frais constituent l’une des principales différences observées entre les fonds.

Ils peuvent notamment comprendre, au niveau du fonds :

  • frais de gestion ;
  • frais de fonctionnement ;
  • éventuels frais d’entrée ;
  • éventuels frais de sortie ;
  • éventuelle commission de surperformance ;
  • coûts de transaction supportés par le portefeuille.

Au niveau de l’enveloppe ou de l’intermédiaire, peuvent également exister :

  • frais de courtage ;
  • droits de garde ;
  • frais du contrat d’assurance-vie ou du PER ;
  • frais de change ;
  • autres frais liés au service d’investissement.

Ces différentes couches peuvent se cumuler.

L’AMF rappelle que l’ensemble des frais du produit et du service doit être examiné car ils réduisent la performance effectivement obtenue par l’investisseur.

Quelques ordres de grandeur

Les statistiques publiées par l’AMF permettent d’illustrer les écarts observés.

Pour l’année 2025, les frais annuels moyens constatés sur les fonds d’actions étaient d’environ :

Type de fonds d’actionsFrais annuels moyens constatés
ETF indiciels cotés0,33 %
Fonds indiciels non cotés0,75 %
Fonds d’actions gérés activement1,37 %

Ces chiffres correspondent à des moyennes et ne permettent pas de conclure qu’un fonds précis est cher ou bon marché.

Les frais réels doivent être vérifiés dans sa documentation.

L’effet des frais dans le temps

Les frais sont prélevés de manière récurrente.

Sur une durée de détention longue, un écart annuel apparemment faible peut donc produire une différence significative sur la valeur finale de l’investissement.

Mais le fonds présentant les frais les plus faibles n’est pas nécessairement le plus adapté.

Il faut également comparer :

  • la stratégie ;
  • le risque ;
  • l’indice suivi ;
  • la qualité de réplication ;
  • la diversification ;
  • la liquidité ;
  • les services associés.

Gestion active ou gestion indicielle

La question est souvent posée sous la forme : « Les ETF sont-ils meilleurs que les fonds actifs ? »

Cette comparaison est trop simple.

Les deux approches poursuivent des objectifs différents.

Une gestion indicielle cherche principalement à reproduire un marché.

Elle accepte donc en principe sa composition et ses variations.

Si l’indice baisse fortement, le fonds indiciel a vocation à accompagner cette baisse.

Une gestion active cherche à prendre des décisions différentes de celles de l’indice.

Le gérant peut notamment surpondérer certaines entreprises, en éviter d’autres ou conserver davantage de liquidités selon les règles du fonds.

Ces choix peuvent conduire :

  • à une meilleure performance que l’indice ;
  • mais également à une performance inférieure.

La comparaison pertinente doit donc porter sur une période suffisamment longue et prendre en compte :

  • la performance nette de frais ;
  • le niveau de risque ;
  • les pertes observées ;
  • la régularité des résultats ;
  • l’indice réellement comparable ;
  • les frais supportés pour obtenir cette performance.

Les performances passées ne permettent pas de connaître les performances futures.

4. Les risques et les ETF complexes

Ni les ETF ni les autres fonds d’investissement ne présentent un niveau de risque unique.

Tout dépend principalement de ce qu’ils contiennent et de leur fonctionnement.

Risque de marché. Si les actions ou obligations détenues diminuent de valeur, le fonds peut subir une perte. Le capital n’est généralement pas garanti.

Risque de concentration. Un fonds peut être fortement exposé à :

  • un secteur ;
  • une région ;
  • une devise ;
  • quelques grandes entreprises.

Un nombre élevé de titres ne garantit donc pas une diversification parfaite.

Risque de change. Un investissement dans des actifs étrangers peut être affecté par l’évolution des devises.

Il faut distinguer la devise de cotation du fonds de l’exposition réelle aux devises des actifs détenus.

Risque de liquidité. Certains actifs peuvent être difficiles à acheter ou à revendre rapidement.

Un ETF peut être coté en continu alors que certains actifs qu’il détient sont eux-mêmes peu liquides.

Dans des conditions de marché difficiles, cela peut augmenter les écarts entre son prix de marché et la valeur de ses actifs.

L’AMF attire spécifiquement l’attention sur ce risque pour certains ETF exposés à des marchés étroits ou peu liquides.

Risque de contrepartie. Il peut notamment apparaître dans certaines structures utilisant des produits dérivés, comme les ETF à réplication synthétique.

Risque lié à l’indice. Tous les indices ne sont pas de simples représentations très larges d’un marché.

Certains reposent sur :

  • une thématique ;
  • un secteur ;
  • des critères particuliers ;
  • des stratégies complexes ;
  • un effet de levier.

Comprendre l’indice suivi est donc aussi important que comprendre l’ETF lui-même.

Les ETF plus complexes

Tous les ETF ne se limitent pas à reproduire simplement un grand indice d’actions.

Il existe notamment des ETF :

  • sectoriels ;
  • thématiques ;
  • utilisant des stratégies particulières ;
  • gérés activement ;
  • avec effet de levier ;
  • ou cherchant à produire une performance inverse à celle d’un indice.

Certains peuvent donc présenter un fonctionnement beaucoup plus complexe.

Les ETF avec effet de levier, par exemple, peuvent amplifier les gains mais également les pertes et leur comportement sur plusieurs jours peut être très différent d’une simple multiplication de la performance de l’indice.

L’AMF les qualifie de placements particulièrement spéculatifs.

L’appellation « ETF » ne constitue donc pas, à elle seule, une indication du niveau de risque.

5. Revenus, enveloppes et produits structurés

Capitalisation ou distribution

Un même fonds peut parfois proposer plusieurs catégories de parts.

Deux fonctionnements sont notamment courants.

Fonds de capitalisation. Les revenus générés par les actifs du portefeuille, comme certains dividendes ou intérêts, sont réinvestis dans le fonds.

L’investisseur ne reçoit donc pas directement ces revenus.

Ils contribuent à la valeur de sa part.

Fonds de distribution. Tout ou partie des revenus est versé périodiquement aux investisseurs selon les règles du fonds.

L’AMF distingue ainsi les parts de capitalisation, qui réinvestissent les revenus, et les parts de distribution, qui les versent aux porteurs.

Cette distinction ne modifie pas nécessairement les actifs détenus par le fonds, mais elle peut modifier la manière dont l’investisseur reçoit les revenus.

Elle peut également avoir des conséquences fiscales selon l’enveloppe dans laquelle le fonds est détenu.

L’enveloppe de détention

ETF et fonds d’investissement ne constituent pas nécessairement eux-mêmes une enveloppe fiscale.

Ils peuvent être détenus à l’intérieur de différentes enveloppes, selon leur éligibilité :

  • compte-titres ordinaire ;
  • PEA ;
  • assurance-vie ;
  • PER ;
  • certains dispositifs d’épargne salariale.

L’AMF rappelle notamment qu’un ETF peut être acheté sur compte-titres, être éligible au PEA ou être proposé sous forme d’unité de compte dans certains contrats d’assurance-vie.

Cette distinction est importante.

Le support détermine principalement :

  • les actifs auxquels l’investisseur est exposé ;
  • le risque ;
  • le potentiel de rendement ;
  • les frais propres au fonds.

L’enveloppe détermine notamment :

  • les règles fiscales ;
  • les conditions de retrait ;
  • certains frais supplémentaires ;
  • les règles de transmission ;
  • l’univers des supports accessibles.

Un même fonds peut donc produire des conséquences différentes selon l’enveloppe dans laquelle il est détenu.

Les produits structurés

Les produits structurés peuvent également être proposés dans certaines enveloppes d’investissement.

Ils doivent cependant être distingués des fonds indiciels ou des fonds traditionnels.

Leur performance dépend généralement d’une formule définie contractuellement, souvent liée à l’évolution d’un ou plusieurs indices ou actifs, avec des mécanismes spécifiques de remboursement, de gain ou de protection.

Le fait qu’un produit structuré utilise un indice comme référence ne signifie donc pas qu’il fonctionne comme un ETF répliquant cet indice.

Leur fonctionnement, leurs risques et leurs mécanismes de remboursement méritent une analyse spécifique et feront l’objet d’un document distinct.

6. Les documents à consulter

Avant d’investir dans un fonds ou un ETF, le Document d’informations clés (DIC) permet d’obtenir plusieurs informations standardisées.

Il présente notamment :

  • l’objectif du produit ;
  • sa stratégie d’investissement ;
  • sa durée de détention recommandée ;
  • son indicateur de risque ;
  • différents scénarios de performance ;
  • les pertes potentielles ;
  • les frais ;
  • leur impact sur le rendement.

L’indicateur synthétique de risque est présenté sur une échelle allant de 1 à 7, 1 correspondant au niveau de risque le plus faible de cette échelle et 7 au plus élevé.

Il ne doit toutefois pas être utilisé isolément.

Le DIC présente également plusieurs scénarios de performance.

Ceux-ci permettent d’illustrer différents résultats possibles mais ne constituent pas des prévisions certaines de performance future.

Le prospectus permet ensuite d’aller plus loin, notamment sur :

  • la stratégie précise ;
  • les actifs autorisés ;
  • les modalités de souscription et de rachat ;
  • la politique de distribution ;
  • les méthodes de réplication ;
  • certains risques spécifiques.

Les huit questions à poser avant de choisir un ETF ou un fonds

Avant de prendre une décision, il peut être utile d’obtenir une réponse précise aux questions suivantes :

  1. Dans quoi le fonds investit-il réellement ?
    Actions, obligations, secteurs, pays, devises : quelle est la composition du portefeuille ?
  2. Quel est son objectif ?
    Cherche-t-il à reproduire un indice ou à le dépasser ?
  3. S’il suit un indice, lequel ?
    Un indice mondial, sectoriel ou thématique ne produit pas la même exposition.
  4. Quelle perte pourrais-je subir ?
    Il est utile de convertir le risque en montant potentiel de perte et pas uniquement en une note comprise entre 1 et 7.
  5. Quels sont les frais totaux ?
    Frais du fonds, frais de l’enveloppe, courtage, change ou éventuels frais d’entrée doivent être examinés ensemble.
  6. Comment puis-je récupérer mon investissement ?
    L’ETF est-il suffisamment liquide ? À quelle fréquence la valeur liquidative du fonds est-elle calculée ? Existe-t-il des conditions particulières de rachat ?
  7. Comment les revenus sont-ils traités ?
    Sont-ils distribués ou automatiquement réinvestis ?
  8. Dans quelle enveloppe vais-je détenir ce support ?
    PEA, compte-titres, assurance-vie ou PER : les conséquences fiscales et les frais peuvent être différents.

Ces questions permettent de dépasser les seules appellations « ETF », « fonds actif » ou « fonds indiciel » pour comprendre l’investissement réellement effectué.

La question n’est donc pas uniquement : « ETF ou fonds d’investissement ? »

Mais plutôt : « Dans quoi ce fonds investit-il, comment est-il géré, quel risque prend-il, combien coûte-t-il et quelle exposition me donne-t-il réellement ? »

Sources et références

  1. 1.Ce qu’il faut savoir sur les ETF avant d’investir — Autorité des marchés financiers (11/06/2026)
  2. 2.Investir en fonds et Sicav (OPC) — Autorité des marchés financiers
  3. 3.Les frais des placements financiers continuent de baisser, en particulier ceux des fonds d’investissement — Autorité des marchés financiers
  4. 4.Lettre de l’Observatoire de l’épargne, n°65 — Autorité des marchés financiers
  5. 5.Comment lire le document d’informations clés (DIC) ? — Autorité des marchés financiers
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Auteur

Pierre Borolier

Conseiller en gestion de patrimoine

Pierre Borolier accompagne particuliers et chefs d'entreprise dans la structuration de leur patrimoine : immobilier, allocation d'actifs, fiscalité, préparation de la retraite et transmission.

Diplômé Bac+5 en Gestion de patrimoine. Après de nombreuses années dans différentes structures (banque privée, Family Office, Cabinets indépendants), j’ai décidé de créer ce site afin de transmettre mon expérience au plus grand nombre, afin de vous aider à mieux maîtriser ces notions, et à éviter les erreurs les plus fréquentes. En toute indépendance.

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